24 janvier 2012
Les choix délicats de la vie, le retour
Vous l'avez aimé, il vous a écoeuré, le revoici le revoilà, le questionnaire qui vous pousse dans vos derniers retranchements !
Vous aviez été nombreux a y répondre, je vous avais donc demandé si vous vouliez que j'en refasse un de temps en temps, et vous aviez dis oui à l'unanimité bande de fou-fou.
Evidemment je me suis fait un PLAISIR de vous concocter cette 2ème édition des "tu préfères".
Parfois inspirées d'autres, beaucoup imaginées par mon esprit pervers, voici les nouvelles questions
(Je sais de source sûre que Mlle l'emmerdante bouffeuse de knakis confiture et Mlle BrebisJoyeuse trayeuse de vache du 21ème siècle ne seront pas choquées par mes questions après avoir vomi sur certaines photos ... private joke)
Allez, enjoy !
Bien sûr je récapitulerais vos réponses, parce vous le valez bien .
22 janvier 2012
Week end & découvertes #Tome 8 .... Une semaine riche en émotions
Bon en fait les titres de ces articles du week end ne sont pas du tout adaptés vu que la plupart du temps se glisse le mardi, le jeudi et un peu tous les jours de la semaine, mais on fera comme si on avait rien vu.
Mais il s'est passé des trucs cool cette semaine, je ne peux donc raisonnablement pas passer à côté.
Lundi, après avoir passé la soirée du week end dernier chez mes potes où la gastro ambiante régnait, j'ai croisé les doigts, touché du bois et tout c'que j'avais sous la main pour ne pas l'avoir chopé en vue de l'entretien unique que j'avais le lendemain.
Alors oui, je suis passée à côté, mais pas monsieur qui le soir a kiffé la vibe sur ses chiottes.
Inutile de te préciser que j'étais over stressée entre l'incubation potentielle du week-end, la contamination par lui, et l'entretien qui m'attendait quelques heures plus tard j'avais envie de me pendre pour oublier.
J'ai passé une nuit de merde, évidemment, à me retourner dans tous les sens, j'ai dormi sur mon canapé pour être sûre de mal dormir et donc de me réveiller à l'heure le lendemain ...
RE - non je ne suis pas folle vous savez.
Mais il s'est passé des trucs cool cette semaine, je ne peux donc raisonnablement pas passer à côté.
Lundi, après avoir passé la soirée du week end dernier chez mes potes où la gastro ambiante régnait, j'ai croisé les doigts, touché du bois et tout c'que j'avais sous la main pour ne pas l'avoir chopé en vue de l'entretien unique que j'avais le lendemain.
Alors oui, je suis passée à côté, mais pas monsieur qui le soir a kiffé la vibe sur ses chiottes.
Inutile de te préciser que j'étais over stressée entre l'incubation potentielle du week-end, la contamination par lui, et l'entretien qui m'attendait quelques heures plus tard j'avais envie de me pendre pour oublier.
J'ai passé une nuit de merde, évidemment, à me retourner dans tous les sens, j'ai dormi sur mon canapé pour être sûre de mal dormir et donc de me réveiller à l'heure le lendemain ...
RE - non je ne suis pas folle vous savez.
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Mardi matin, 8h, les yeux ouverts comme des billes, je suis au taquet.
Je mange, j'ai envie de vomir tellement je suis en panique, mais je prends mon temps.
Je check mes mails, et là je vois que le mec avait avancé le rendez vous d'un quart d'heure. Grosse panique, je me lave, je fou en l'air mon armoire pour savoir ce que je vais porter et je cours à la gare (j'ai préféré éviter le scoot pour pas me retrouver avec une coupe de merde, et risquer l'accident tellement j'étais dans un monde parallèle).
Finalement le gars est à la bourre, et je me retrouve avec 45minutes à tuer (et à ronger mon stress) à Bercy, haut lieu de ... rien.
Même pas un distributeur de tunes pour me payer un café. La loose.
Je reprends le métro pour tirer de l'argent, je reviens, résultat il me reste plus que 15minutes.
Je sirote mon café (ultra serré, chiasse assurée) et j'écoute la conversation (ouai j'vous avait dit que j'aimais ça) des 2 jeun's d'à côté ... La nenette, ado rebelle, racontait à son pote qu'elle voulait arrêter l'école pour travailler .... chez carrefour... elle est belle la jeunesse.
J'arrive devant l'hôtel où l'on avait rendez vous 5min avant (il s'agissait pas d'arriver après lui, ça aurait été ballot).
Et là c'était parti pour une heure.
Je sors de là et je suis neutre. Totalement neutre. Impossible de dire si j'avais fait bonne impression ou si j'avais clairement foiré.
Je noie mon oubli dans un panaché .
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Mercredi après midi j'avais rendez-vous avec SweetlilyBrown , ma première rencontre bloguesque, mon dépucelage en somme.
Je dois avouer que j'appréhendais un peu (oui oui moi aussi ^^).
Non pas à cause de la personne que j'allait rencontrer, mais plutôt parce qu'en vrai de la vraie vie, je suis un peu timide, et qu'il me faut du temps pour être vraiment "moi".
Mais bon, j'étais ultra ravie de faire cette rencontre, et je n'ai pas été déçue.
J'ai rencontré une personne adorable, sociable et gentille, on a tellement discuté que j'ai pas vu l'heure passer et il était déjà 20h30 lorsque l'on s'est quittées.
En bref c'est une chouette expérience, et le début de mes "résolutions" de l'année 2012: rencontrer des gens ! Merci Lily, donc !
_______________________
Jeudi midi je reçois un appel d'un numéro inconnu. En général j'aime pas trop répondre (ras le bol des sondages, enquêtes et démarchages), mais là je me dis qu'il s'agissait peut être de la réponse de l'entretien ... donc je réponds.
"Oui bonjour, c'est Monsieur.V"
"ah oui bonjour ..."
"Oui donc je vous appelle pour vous proposer un contrat"
YALLAH!
(enfin non, mais je l'ai pensé fort)
"Votre profil m'intéresse blabla ... donc je vous propose un cdi, vous travaillerez le Lundi, Mardi, Jeudi, vendredi, vous aurez une voiture de fonction, un portable, un ordi, des primes mensuelles et un appart à New-York (non j'déconne)"
Un entretien > une embauche. Qui dit mieux ?
Je signe Mercredi et c'est parti pour une nouvelle aventure professionnelle.
J'appréhende, forcément, je me lance dans une voie que je connais peu, mais je trouve ça excitant, donc évidemment je suis contente.
Inévitablement, il fallait fêter ça ... le vin rouge et la bonne bouffe était de rigueur. Et en prime j'ai même eu le droit à un bouquet de fleurs. Si c'est pas mignon ça.
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Vendredi, tard dans la soirée, avant d'aller me pieuter, je navigue sur les chaînes tévé, et je tombe sur un chef d'oeuvre du 7ème art
J'ai trouvé ça tellement génial que je suis allée me coucher.
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Samedi, l'envie de tester un nouvel endroit de Paris. Le genre d'endroit où tu ne vas qu'une fois pour dire " ok je l'ai fait", mais pas deux, sauf si t'as un salaire de ministre j'ai nommé:
Le bar Panoramique de l'hôtel Concorde Lafayette "La Vue"
On était habillés comme des pouilleux (comparé aux gens présents), mais tant que tu consommes hein, tout le monde s'en tape.
34 étages plus haut, tu arrives dans un bar avec une vue hallucinante sur le sud-ouest Parisien. Rien à dire, c'est vraiment beau Paris la nuit.
Par contre les prix sont superbes eux aussi .... pour te donner une idée, le truc le moins cher c'est le café, et c'est 12€ .... (Le mojito 25€, le verre de vin 35€ .... )
Alors autant te dire que tu n'y retournes pas tous les week-ends, mais bon, on s'est dis, allez soyons fous et claquons notre p.e.l pour un soir.
34ème étage du Concorde Lafayette
3, place du général Koening
Paris 17ème
C'est beau hein ?
Une semaine chargée donc, en stress, en bonnes surprises, en émotions, en "oh", "ih", "ah" et en rencontres.
On remet ça quand ?!
Je te laisse sur cette note musicale découverte il y a quelques heures (parce qu'il s'agit quand même aussi de découvertes dans ce billet hebdomadaire).
J'ai trouvé que c'était un pur moment de calme tant pour la musique que pour la vidéo, j'ai adoré.
Tu peux même l'écouter en fond sonore si t'as pas envie de regarder.
Je te laisse sur cette note musicale découverte il y a quelques heures (parce qu'il s'agit quand même aussi de découvertes dans ce billet hebdomadaire).
J'ai trouvé que c'était un pur moment de calme tant pour la musique que pour la vidéo, j'ai adoré.
Tu peux même l'écouter en fond sonore si t'as pas envie de regarder.
19 janvier 2012
Une copine peut en cacher une autre ...
Les meufs, méfiez-vous, derrière votre meilleure pote peut se cacher quelqu'un d'autre ...
Je m'explique.
Il y a maintenant 12 ans (déjà?!) je redoublais ma seconde (comme à peu près 80% des gens que je connais, je n'y ai pas échappé).
Ce qui fut une mauvaise nouvelle au début, devint finalement la chance pour moi de rencontrer, lors de ma deuxième seconde, la majorité des gens que je côtoie encore aujourd'hui et certains de mes vrais amis.
Comme quoi, le redoublement, ça a du bon (les jeunes, n'écoutez pas c'que je dis).
On a débarqué dans cette classe avec mélachoune (qui avait aussi redoublé, on est pas amies par hasard ...), en se disant "pfff ils ont tous l'air cons", "p'tin regarde y'a l'autre tâche dans notre classe" (comprenez Josiane, que l'on appellera ainsi pour préserver son anonymat) qu'on avait pu observer l'année précédente dans la cours, a qui on avait voué une véritable haine face à con côté ado attardé "coucou j'ai 10 ans kikoolol style" , bref la fille qui t'insupporte, qui rigole fort, qui t'énerve quoi. (bon faut dire aussi qu'avec mélachoune on a la critique salace facile).
Les semaines défilèrent, les mois aussi, et cette classe qui nous inspirait la misère, se trouva finalement être la meilleure année scolaire de toute notre vie.
C'était un peu la classe que tout le lycée enviait (sans mentir des gens que je connais pas, se souviennent encore de nous tous) .
Un vrai Bervely hills 90210 revisité façon Bervely hills de l'an 2000.
Une classe soudée, qui ne se quittait jamais même en dehors des cours.
Même Josiane, qu'on haïssait, était finalement devenue la fille avec qui on trainait le plus (les apparences ont la vie dure... quoique).
L'année s'est écoulée, l'année suivante et les autres aussi et Josiane était un peu devenue la fille avec qui j'étais tout le temps (mélachoune s'étant barrée vivre à Barcelone la pute).
Soirées à Paris, soirées diverses, soirées chez moi et j'en passe. On devait passer à peu près 80% de notre temps ensemble.
J'avais mon permis, pas elle, j'allais la chercher tout le temps (quand j'y repense ...), on bougeait partout. Et puis j'ai eu mon premier appart, et petit à petit, c'est devenu un peu une habitude qu'elle finisse par dormir chez moi. C'est limite si elle avait pas sa chambre à elle (j'aurais du lui demander un loyer).
On a fini par apprendre qu'elle aimait une fille, et j'ai enfin compris, au bout de tout ce temps, pourquoi elle voulait jamais que je lui présente des mecs (ouai je suis un peu une entremetteuse en carton).
Elle nous a présenté sa copine, qui petit à petit est devenue aussi une pote.
Leur relation était conflictuelle, mais ça durait.
On est parties toutes les 3 en vacances, on se voyait toujours aussi souvent, bref ça se passait plutôt normalement.
Et là, vint le drame ...
Depuis quelques temps ça puait le roussi entre elles deux. Ca sentait l'embrouille permanente, on voyait bien que quelque chose n'allait pas.
Moi, en bonne copine, j'essaye de démêler l'histoire, de comprendre ce qu'il se passait, un coup avec l'une, un coup avec l'autre sans vraiment réussir à capter le problème.
Josiane ne voulait rien lâcher, quand à sa copine qui voulait bien parler mais sans rien dire, genre j'te dis mais j'te dis pas ... putain les lesbiennes là oh !
Bref, je finis par convaincre Josiane de m'en parler, non pas par curiosité malsaine, mais parce que je sentais bien qu'il y avait un vrai malaise et que c'était peut être bien d'en parler avec quelqu'un.
Josiane débarque donc seule chez moi pour discuter.
On parle banalités et puis j'en viens à lui poser des questions voyant qu'elle n'abordait pas le sujet.
Moi "bon ben alors qu'est ce qui s'passe avec machine ? "
Josiane "ben j'sais pas, enfin si, mais voilà ça va pas quoi"
Moi "ça vient de toi ? D'elle ?"
Josiane "bah c'est moi"
Moi "il se passe quoi ? Tu l'as trompé ?"
Josiane "non"
Moi "T'as renconté quelqu'un ?"
Josiane "non"
Josiane était adepte de la réponse fermée ...
Moi "tu veux rompre mais tu sais pas comment?"
Josiane "non"
Moi "T'es amoureuse de quelqu'un d'autre?"
Josiane "oui"
Moi "ah. Et c'est qui ? "
Josiane "ben ..."
Moi "j'la connait"
Josiane "oui ... ben c'est toi"
Moi " ............................................."
Josiane "........................................"
Moi "ah....mais genre depuis quand? "
Et là Josiane me raconte toute lasecret story, que ça fait 6ans qu'elle me kiffe à la vie à la mort, depuis le lycée en fait. Qu'elle était grave amoureuse, prête à tout larguer pour moi, à renier tous ses potes s'il le fallait.
Elle se voyait déjà en Thelma et Louise sur la route 66 à mener une vie de fugitives ...
Se met à pleurer, à me (presque) crier son amour pour moi.
Putain.
Et là tu te refais tout le film de ces 6 dernières années.
Tu repenses à toutes les fois ou tu regardais innocemment la télé à côté d'elle, à toutes les soirées ou tu t'étais looké et à tout ce qu'elle devait penser dans ces moments là, aux dernières vacances entre potes que t'avais passé en maillot de bain à ses côtés, aux autres, quelques semaines plus tôt, vacances finalement ultra malsaine entre 6 yeux : moi, elle et sa meuf ... Sa meuf qui donc en fait était au courant depuis plusieurs moi mais qui continuait à passer des soirées avec moi comme si tout allait bien.
Imagine le truc tordu .
Tout s'est donc éclairé. J'ai compris leurs perpétuels conflits.
Mais surtout, je me suis retrouvée dans une situation de merde, ou je me voyais pas lui cracher à la gueule et lui dire de foutre le camp, mais pour le coup, je me voyais pas non plus la serrer dans mes bras après ce qu'elle venait de me dire. En plus elle aurait été prête à me rouler une galoche je pense.
Elle était tellement libérée après m'avoir vidé son sac, qu'elle s'est sentie aware pour me jeter des regards de chagasse en manque de cul, et de m'envoyer des textos faisant mon éloge en 600 caractères ... bref ça devenait l'enfer.
J'ai essayé tant bien que mal de lui dire de stopper tout ça, que moi j'aimais pas les filles, que ça devenait malsain et qu'elle devrait plutôt se préoccuper de son couple en plein naufrage plutôt que de me harceler.
En effet son couple est parti en couille total (bah ouai imagine le tableau). Elle voulait le beurre, l'argent du beurre la crémière, son cul, tout ça en gardant sa meuf. Utopiste jusqu'au bout.
J'me suis faite embrigadée dans sa rupture, genre Julien Courbet mais pour couple lesbien en perdition. Le bordel.
Ca m'a gonflé, elles ont rompu, et par la même occasion, ça a déclenché la rupture de notre "amitié" (faussée) aussi.
Petit à petit on s'est moins vues, elle a compris (?) qu'elle avait tout pourri par son attitude odieuse envers moi et son ex.
Elle s'est faite d'autres copines et a jeté son dévolu sur une autre nana, une autre hétéro .... hum.
Et puis ça a été terminé le jour ou je me suis rendue compte qu'on avait plus rien à se dire, j'ai compris qu'après une soirée de monologue, on ne se reverrait plus.
Il y a des choses qui ne s'achètent pas, pour tout le reste il y amastercard la copine lesbienne.
Je m'explique.
Il y a maintenant 12 ans (déjà?!) je redoublais ma seconde (comme à peu près 80% des gens que je connais, je n'y ai pas échappé).
Ce qui fut une mauvaise nouvelle au début, devint finalement la chance pour moi de rencontrer, lors de ma deuxième seconde, la majorité des gens que je côtoie encore aujourd'hui et certains de mes vrais amis.
Comme quoi, le redoublement, ça a du bon (les jeunes, n'écoutez pas c'que je dis).
On a débarqué dans cette classe avec mélachoune (qui avait aussi redoublé, on est pas amies par hasard ...), en se disant "pfff ils ont tous l'air cons", "p'tin regarde y'a l'autre tâche dans notre classe" (comprenez Josiane, que l'on appellera ainsi pour préserver son anonymat) qu'on avait pu observer l'année précédente dans la cours, a qui on avait voué une véritable haine face à con côté ado attardé "coucou j'ai 10 ans kikoolol style" , bref la fille qui t'insupporte, qui rigole fort, qui t'énerve quoi. (bon faut dire aussi qu'avec mélachoune on a la critique salace facile).
Les semaines défilèrent, les mois aussi, et cette classe qui nous inspirait la misère, se trouva finalement être la meilleure année scolaire de toute notre vie.
C'était un peu la classe que tout le lycée enviait (sans mentir des gens que je connais pas, se souviennent encore de nous tous) .
Un vrai Bervely hills 90210 revisité façon Bervely hills de l'an 2000.
Une classe soudée, qui ne se quittait jamais même en dehors des cours.
Même Josiane, qu'on haïssait, était finalement devenue la fille avec qui on trainait le plus (les apparences ont la vie dure... quoique).
L'année s'est écoulée, l'année suivante et les autres aussi et Josiane était un peu devenue la fille avec qui j'étais tout le temps (mélachoune s'étant barrée vivre à Barcelone la pute).
Soirées à Paris, soirées diverses, soirées chez moi et j'en passe. On devait passer à peu près 80% de notre temps ensemble.
J'avais mon permis, pas elle, j'allais la chercher tout le temps (quand j'y repense ...), on bougeait partout. Et puis j'ai eu mon premier appart, et petit à petit, c'est devenu un peu une habitude qu'elle finisse par dormir chez moi. C'est limite si elle avait pas sa chambre à elle (j'aurais du lui demander un loyer).
On a fini par apprendre qu'elle aimait une fille, et j'ai enfin compris, au bout de tout ce temps, pourquoi elle voulait jamais que je lui présente des mecs (ouai je suis un peu une entremetteuse en carton).
Elle nous a présenté sa copine, qui petit à petit est devenue aussi une pote.
Leur relation était conflictuelle, mais ça durait.
On est parties toutes les 3 en vacances, on se voyait toujours aussi souvent, bref ça se passait plutôt normalement.
Et là, vint le drame ...
Depuis quelques temps ça puait le roussi entre elles deux. Ca sentait l'embrouille permanente, on voyait bien que quelque chose n'allait pas.
Moi, en bonne copine, j'essaye de démêler l'histoire, de comprendre ce qu'il se passait, un coup avec l'une, un coup avec l'autre sans vraiment réussir à capter le problème.
Josiane ne voulait rien lâcher, quand à sa copine qui voulait bien parler mais sans rien dire, genre j'te dis mais j'te dis pas ... putain les lesbiennes là oh !
Bref, je finis par convaincre Josiane de m'en parler, non pas par curiosité malsaine, mais parce que je sentais bien qu'il y avait un vrai malaise et que c'était peut être bien d'en parler avec quelqu'un.
Josiane débarque donc seule chez moi pour discuter.
On parle banalités et puis j'en viens à lui poser des questions voyant qu'elle n'abordait pas le sujet.
Moi "bon ben alors qu'est ce qui s'passe avec machine ? "
Josiane "ben j'sais pas, enfin si, mais voilà ça va pas quoi"
Moi "ça vient de toi ? D'elle ?"
Josiane "bah c'est moi"
Moi "il se passe quoi ? Tu l'as trompé ?"
Josiane "non"
Moi "T'as renconté quelqu'un ?"
Josiane "non"
Josiane était adepte de la réponse fermée ...
Moi "tu veux rompre mais tu sais pas comment?"
Josiane "non"
Moi "T'es amoureuse de quelqu'un d'autre?"
Josiane "oui"
Moi "ah. Et c'est qui ? "
Josiane "ben ..."
Moi "j'la connait"
Josiane "oui ... ben c'est toi"
Moi " ............................................."
Josiane "........................................"
Moi "ah....mais genre depuis quand? "
Et là Josiane me raconte toute la
Elle se voyait déjà en Thelma et Louise sur la route 66 à mener une vie de fugitives ...
Se met à pleurer, à me (presque) crier son amour pour moi.
Putain.
Et là tu te refais tout le film de ces 6 dernières années.
Tu repenses à toutes les fois ou tu regardais innocemment la télé à côté d'elle, à toutes les soirées ou tu t'étais looké et à tout ce qu'elle devait penser dans ces moments là, aux dernières vacances entre potes que t'avais passé en maillot de bain à ses côtés, aux autres, quelques semaines plus tôt, vacances finalement ultra malsaine entre 6 yeux : moi, elle et sa meuf ... Sa meuf qui donc en fait était au courant depuis plusieurs moi mais qui continuait à passer des soirées avec moi comme si tout allait bien.
Imagine le truc tordu .
Tout s'est donc éclairé. J'ai compris leurs perpétuels conflits.
Mais surtout, je me suis retrouvée dans une situation de merde, ou je me voyais pas lui cracher à la gueule et lui dire de foutre le camp, mais pour le coup, je me voyais pas non plus la serrer dans mes bras après ce qu'elle venait de me dire. En plus elle aurait été prête à me rouler une galoche je pense.
Elle était tellement libérée après m'avoir vidé son sac, qu'elle s'est sentie aware pour me jeter des regards de chagasse en manque de cul, et de m'envoyer des textos faisant mon éloge en 600 caractères ... bref ça devenait l'enfer.
J'ai essayé tant bien que mal de lui dire de stopper tout ça, que moi j'aimais pas les filles, que ça devenait malsain et qu'elle devrait plutôt se préoccuper de son couple en plein naufrage plutôt que de me harceler.
En effet son couple est parti en couille total (bah ouai imagine le tableau). Elle voulait le beurre, l'argent du beurre la crémière, son cul, tout ça en gardant sa meuf. Utopiste jusqu'au bout.
J'me suis faite embrigadée dans sa rupture, genre Julien Courbet mais pour couple lesbien en perdition. Le bordel.
Ca m'a gonflé, elles ont rompu, et par la même occasion, ça a déclenché la rupture de notre "amitié" (faussée) aussi.
Petit à petit on s'est moins vues, elle a compris (?) qu'elle avait tout pourri par son attitude odieuse envers moi et son ex.
Elle s'est faite d'autres copines et a jeté son dévolu sur une autre nana, une autre hétéro .... hum.
Et puis ça a été terminé le jour ou je me suis rendue compte qu'on avait plus rien à se dire, j'ai compris qu'après une soirée de monologue, on ne se reverrait plus.
Il y a des choses qui ne s'achètent pas, pour tout le reste il y a
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